I/ SERIE DES NUS : 120 X 255 CM HUILE /ACRYLIQUE SUR TOILE

Sensible à la notion de " répétition " de Kierkegaard, mes peintures dans la séries des corps s'emparent des dessins de la Renaissance, du Maniérisme pour leur insuffler une autre vie dans un espace intemporel. Ce n'est plus le dessin qui prend le dessus mais bien la peinture, la gestuelle. ..Cette notion de répétition est très belle car elle est l'affirmation que l'expérience passée est toujours un possible. Il y a reprise, le présent ressaisit le passé et l'avenir ....cette intemporalité ne s'atteint pas par un retour nostalgique vers un passé révolu mais par un mouvement vers l'avenir une projection vers l'avant, un "ressouvenir en avant". Les images sont montées comme des séquences, des plans pour recréer un ensemble dynamique une sorte de ballet. intemporel retranscris dans le champ pictural

 

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Le choix de mes sujets proviennent en général d'un choc émotionnel, musical, littéraire, philosophique : le générique de "L'enfance d'Ivan" d'Andrei Tarkovski- les oeuvres littéraires comme celles d' Aharon Appelfeld: " le garçon qui voulait dormir", Cécile Guilbert " Réanimation",d'Atiq Rahimi : "Syngué sabour", de Kafka ; la pensée philosophique de Lévinas et de Janckélevitch, les images percutantes des films de Fritz Lang, du cinéma expressionniste, de Vertov, d' A.Gance,.Kurosawa, Dreyer, Erice, Gus Van Sant, Kiarostami, Welles, Sokourov, Fellini, .P.Pasolini, i fratelli Taviani, Eisenstein, Béla Tarr , Shindo, Nemec etc....(qui ont tous en commun une puissance poétique et spirituelle), ou la chorégraphie, le rituel et le cérémonial sont omniprésents . Les dessins de Signorelli., de Pontormo , de Michelangelo. les portraits de Rembrandt, les sculptures de Barrias sont des sources d'inspiration parmi tant d’autres.

Ma passion pour le cinéma me permet de jouer avec différents angles de vue : plan serré, contre plongée -plongée, zoom etc. Le but est de concilier l'histoire formelle de l'art , les ballets contemporains (Carlson, Cherkaoui. Jalet.) et le cinéma . Se greffe sur cet ensemble . la poétique de la narcose, les figures ont souvent les yeux clos, partis dans une narcose qui ressemble à la figure de la mort, les êtres sont comme pétrifiés. Ce passage par la narcose permet d' accéder à une autre dimension : une résurrection ... les corps essaient de transmettre une énergie comme pour se libérer.

L’expressivité ne passe pas uniquement par la représentation mais par la plasticité, la gestualité. Le geste se laisse voir, donne une dimension, un sens supplémentaire au tableau.

Le geste rapide, nerveux met en avant le mouvement, l’action directe sur la toile sans esquisse me permet d’aller à l’essentiel.

 Les images sont montées comme des séquences, des plans pour recréer un ensemble dynamique une sorte de ballet. intemporel retranscris dans le champ pictural.

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II/ -Série de portraits inspirés du roman d'Appelfeld - " Le Garçon qui voulait dormir "160X 120 CM Huile / Acrylique sur toile

 

Se greffe sur cet ensemble . la poétique de la narcose présent dans les trois ouvrages cités ci-dessus, les figures ont souvent les yeux clos, partis dans une narcose qui ressemble à la figure de la mort, les êtres sont comme pétrifiés (Dans la culture perse, la pierre de patience " Syngué Sabour" recueille toutes les confessions du monde). Ce passage par la narcose permet d' accéder à une autre dimension, à un autre espace-temps -

Somptueuses, les premières pages du roman Le Garçon qui voulait dormir, s'ouvrent et se ferment comme des paupières ensommeillées.Erwin émerge du sommeil auquel il a recours pour faire revivre tout un pan de sa vie anéantie.Dormir n'est pas une fuite pour Erwin, c'est une plongée au cœur de la vérité. En restant tout ouïe aux bruits du monde, il entre en contact avec ses parents défunts par le biais de rêves fugaces, Les personnages se confondent les uns avec les autres, ils se cherchent, croient se reconnaître et disparaissent comme des mirages. « Apparemment, nous portons en nous d'autres personnes que nous-mêmes » -d'où l'anonymat de mes figures..qui ne regardent plus le spectateur , ce qui nous regarde, ce n'est pas le sujet représenté, mais l'objet peint.

 

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